Puits de données et puits de meta-données

L’analyse de la réglementation sur les données personnelles donne l’occasion d’une réflexion sur les puits de données.

Dans le monde opérationnel, qui est l’objet des interactions, des flux, des échanges de données, on repère facilement les « puits de données ». En effet, dès lors qu’il y a un cycle, on peut lui consacrer un puits, qui, à l’occasion des événements du cycle, trace les données caractérisant l’objet concerné par l’événement (changement d’état de l’objet) et celles qualifiant l’événement.

De façon plus globale, la méthode « Trame Business » propose un modèle de tous les cycles et parcours : le polygone de valeur (ci-dessous, le cas des « utilities »).

Polygone de valeur : Identification des puits

Pour une description plus complète de cette méthode voir le site « Value Architecture ».

Dans le cas de la GDPR, il nous faut :

  • enregistrer les consentements pour les données d’une personne, vis à vis de traitements. Cet enregistrement doit être historisé, car la personne peut, à tout moment, retirer son consentement. Il s’agit donc d’un puits dédié au cycle des consentements. Il concerne des meta-données : le dictionnaire des informations de telle personne,
  • enregistrer les validations de traitement accordées lors des demandes de traitement des données de telle personne. Il s’agit là de données « opérationnelles » utiles aux traitements.

On aura donc, dans le premier cas, un puits de meta-données, et dans le deuxième, un puits de données.

En somme, la figure de style « puits » peut être utilisée quel que soit le cycle, tout est une question de vision. Il n’y a pas de monde opérant, mais plusieurs visions des mondes, comme dans un infini kaléidoscope.

Les visions amenées par ces différents cycles et parcours apportent leur lumière sur autant de transformations, qui se combinent en fractales à l’infini. Comme les multiples vies dans un écosystème.

On sort ainsi du cadre stéréotypé de la systémique.