L’Architecture Flexible et la Transformation numérique

La 3 ième révolution industrielle bouleverse nos sociétés, nos économies. Les technologies de la mobilité, de l’hyper-connecté, accompagnent et sous-tendent cette transformation et la conquête des cyberespaces.

Conquête des nouveaux mondes
Une architecture centrale

La conception des systèmes, natifs de ce nouveau monde, se fonde, comme par le passé avec ses SI historiques, sur des structures. On retrouve les architectures techniques, avec les diverses plateformes, des architectures fonctionnelles au travers de puissants logiciels, et surtout l’avalanche des Mega Données, alias Big Data.

L’Architecture joue encore un rôle central. Simplement, du fait de la « guerre de mouvement » qui s’est engagée, l’agilité est, plus que jamais, clé. C’est à dire :

  • une agilité de développement et de mise en production : les méthodes agiles, DevOps, les micro-services et containers, mais aussi les modélisations simplifiées du NoSQL, répondent à ce besoin
  • une flexibilité de l’Architecture pour s’adapter aux seimes Business, aux recompositions des chaînes de valeur
Deux piliers

Nous avons vu, à propos des Data Lake, que la variété, la vélocité ne sont pas contradictoires avec la nécessité de solidifier les identifications et autres données de repérage partagées. Les référentiels, les MDM sont structures natives, mises en qualité directement sans le détour des processus.

En particulier, l' »intimité numérique » typique de l’iconomie impose une adhérence absolue aux événements, et le modèle du Puits devient clé de voûte, nativement au centre du SI. La gestion des événements est le cœur du système.

Ces 2 piliers de l’Architecture flexible le sont aussi pour l’Architecture des espaces numériques.

Transformation du patrimoine

La transformation numérique outre cette conquête de l’Ouest, est aussi transformation de l’existant. La pression concurrentielle s’applique aussi aux espaces économiques traditionnels, les exigences des clients se focalisent sur de nouveaux sujets, les technologies réduisent leurs coûts, la réglementation se perfectionne… Cette transformation a une composante numérique : marketing prédictif, généralisation des canaux, dématérialisation, ouvertures vers les réseaux sociaux, …

L’Architecture Flexible répond à ces besoins d’évolution, car elle permet de multiplier les canaux, d’ouvrir le SI sans remise en cause, de changer d’infrastructure technique par migration douce. Elle facilite l’accélération des flux, la réduction des temporalités. Elle anticipe aussi sur l’avenir en mettant en place l’épine dorsale qui accueille les nouveaux composants.

Hybridation du patrimoine

La Transformation numérique est bien souvent la résultante de ces 2 mouvements, l’un de conquête et de rupture, et l’autre d’évolution.

Il faut concilier ces 2 approches, sans les ralentir, et créer une dynamique d’ensemble. En se calant sur les invariants des chaînes de valeur, il est possible d’investir sur un dispositif commun, construit de façon incrémentale.

On peut ainsi définir un chemin de migration opportuniste, exploitant les atouts des données existantes, et ouvrant de nouveaux espaces, synchronisés a minima.

Plutôt que de rechercher de façon doctrinaire le maximum de cohérence, l’adéquation à une cible, l’objet est de donner des capacités d’évolution par opportunisme, en respectant de la cohérence a minima.

L’Architecture Flexible, au delà des effets de mode, est au rendez-vous de la Transformation numérique.