MDM non intrusif

La gestion des données de référence signifie dans de nombreux cas, la mise en ordre de données partagées, au travers de projets de mise en oeuvre de progiciels spécialisés.

Ces projets sont difficiles car transverses à l’Entreprise, et il n’y a pas toujours consensus sur le niveau de cohérence souhaitable. Le référentiel bouscule des processus solidement ancrés dans les habitudes et un patrimoine SI balkanisé.

Le MDM non intrusif déroge à la volonté d’imposer un schéma central et une gestion unique. Il permet une mise en place progressive, s’adaptant aux contraintes des différents métiers.

Le MDM non intrusif est basé sur une « plateforme de mise en cohérence », dont le cœur est un « puits de mise en cohérence« . Le puits est adossé à autant de MDM (ou d’applicatifs maîtres de la référence, voire de progiciels) qu’il y a de visions divergentes des mêmes données de référence. Le puits, selon le principe du « mode Janus« , est introduit progressivement dans les relations inter applicatives de chaque métier, métier par métier, jusqu’à s’interposer pour tous.

Ce système permet de reconfigurer les données des MDM, par fusions de MDM deux à deux, pas à pas, introduisant à partir de ces MDM un MDM de fusion, sans intrusion sur le patrimoine SI, ou avec une intrusion minimaliste.

En fin de période de migration, on aboutit à un seul MDM, et le puits a rempli son office.

Le modèle de données du puits est basé en particulier sur l’identification des différentes sources, et de leurs versions, ce qui permet de gérer l’évolution : les nouvelles sources fusionnant 2 sources sont identifiées et datées. La continuité entre les identifications des objets du MDM est assurée par le MDM de fusion. La gestion de ces reconfigurations est confiée à une base des configurations, qui fournit l’historique des changements de fonction d’identification.

Exemple de structure du grain du puits de mise en cohérence :

 

Voir le schéma de principe de positionnement d’un MDM non intrusif, ci-dessous :

Les avantages de cette architecture sont nombreux :

  • autoriser une évolution progressive vers l’identification cohérente des objets gérés par le MDM (par exemple : personnes identifiées dans différents métiers, avec des identifiants distincts, …),
  • assurer la continuité d’une cohérence locale, propre à un métier par exemple, ou à un domaine fonctionnel,
  • contourner le pre-requis de constitution d’un MDM unique,
  • permettre la coexistence de plusieurs solutions de MDM, par exemple fournies par des éditeurs différents,
  • permettre la coexistence du MDM cible et des MDM « historiques »,
  • supprimer les liaisons point à point entre MDM et domaine métier, les des-imbriquer par l’interposition de la plateforme de mise en cohérence,
  • assurer un service de haute disponibilité 7/7 et 24/24 pour l’écosystème des MDM,
  • mutualiser les routines de gestion des latences, d’abonnement, d’API management, pour cet écosystème.