Invariants de la Trame Business

Le business ne se développe pas au hasard : il transforme et apporte de la valeur. Cette transformation, cet apport de valeur qui peut varier au cours du temps, dans ses modalités, son organisation, est fondé sur des invariants de trois types :

  • Des ressources, des objets, des entités (physiques, morales, virtuelles,…), qui existent, son situées dans un « gisement », un « site », et dont la transformation crée les primitives de l’apport de valeur,
  • Des situations du monde réel, animant ces gisements, ou sites, marquées par des cycles de vie, des évènements des transitions entre états caractéristiques, obéissant à des concepts, des modèles, durables, voire, pour certains, « éternels » (notion de sinistre, situation professionnelle, de loisir, parcours de santé,…),
  • Des résultats typiques de la transformation réalisée : produit fabriqué, individu transporté, objet distribué, services rendus, … mais aussi nouveau produit défini, développement informatique réalisé, équipement maintenu, …

Le business consiste à réaliser des transformations impliquant ces différents sites et situations. Symboliquement on parle ici de « frontières » : frontières d’origine et de destination en cas de transformation matérielle de type « transport » (objet, personne transportée…) ou fabrication (produit brut transformé en produit fini), et toutes les transformations équivalentes dans l’immatériel (flux financiers, apport de services, …).

Ce concept s’applique aussi dans le cas où le résultat de la transformation échappe à la modélisation : par exemple le parcours médical permet de soigner le patient, il fait donc apparaître une frontière, sans que le traitement médical lui-même soit modélisé.

Les transformations impliquent donc une à plusieurs frontières.

Le business, en combinant plusieurs transformations (définir une offre, produire, vendre, distribuer,…) apporte ainsi produits et services, adaptés à « l’utilité » recherchée dans telle ou telle situation. Des évènements jalonnent le cycle de vie, aux deux extrémités où le business se fonde : côté frontière « origine », avec les cycles d’investissement, les cycles productifs,… ainsi que côté frontière « destination » avec des résultats typiques. L’assemblage de ces différentes transformation est symbolisé par un polygone typique, dont les segments rappellent chaque frontière :

Ecosysteme Grands cycles

L’évolution technologique tend à réduire l’importance relative, dans l’économie, des « frontières naturelles », matérielles, et accroît celle des frontières immatérielles et virtuelles.  Elle donne aussi plus de proximité au vécu,  à ses évènements, et aux services adaptés à une situation de vie d’un objet du monde réel (personne en situation de travail, de loisir, véhicule en déplacement, produit matériel, service,… ).

Au-delà de cette évolution, les frontières demeurent identiques : ce sont les plus forts invariants de toute activité, qu’elle soit économique, morale, collective, individuelle, marchande, désintéressée…

Les frontières, invariantes, sont signature d’une activité typique : assurance, transport, production industrielle, traitement médical, activité culturelle, service public, collaboration sociale,…